LE DGA Club © PANIQUE SOUS L'ORAGE
___Hier soir, vous avez sûrement vu et entendu le violent orage qui s'est abattu sur la ville d'Annecy. Nous imaginons que vous étiez chez vous au chaud. Sans penser que cette chère Camille D. était sous cette violente averse ! Heureusement elle sort indemne de cette tragédie sans même un coup de froid ! Elle nous fait part de son sentiment au moment du drame.
___« Je sens le désastre qui m'attend, un homme rie et marche sous la pluie d'un air désespéré, les gouttes par la fenêtre. Je cours, je ne cours pas ? Qu'est-ce que je fais ? Pas le temps de réfléchir plus longtemps. Les parapluies se retournent. Je dois courir. Les portes s'ouvrent. Dans l'élan je cours. Le vent me transperce, en à peine trois pas je suis trempée. Le vent souffle, je ne peux plus respirer, autour de moi la pluie battante et personne. Il faut que je m'abrite. Je me rue sous le porche d'un immeuble. C'est une espèce de tunnel. Une jeune fille à ma gauche, une dame d'une cinquantaine d'année appuyée à la fenêtre avec son parapluie détruit à ma droite, plus loin deux femmes avec un landau. Je constate l'ampleur des dégâts, je suis mouillée jusqu'aux os. Soudain, la pluie se fait plus forte, je ne sais pas quoi faire je panique, pleurer, rire ? Je suis sous le choc. En un rien de temps, la route est inondée et là, la grêle commence à tomber. Des milliers de grains blancs tombent sur la ville. Ils sont comme des envahisseurs venus de nulle part. Ils avancent jusque sous notre abri. Instinctivement, je recule. La grêle s'atténue. La jeune fille s'en va sous le rideau battant. Je m'approche à mon tour et tente d'aller sous la pluie. Je suis obligée de m'arrêter sous le porche suivant. La quinquagénaire tente alors de se lancer et disparaît. Je cours. L'eau ruisselle sur mon visage. Je m'abrite sous le toit du salon de coiffure en attendant que le bonhomme passe au vert. Je crois qu'à ce moment j'ai ouvert mon parapluie. Je cours jusqu'à entrer dans l'auto école. Françoise est à l'accueil. Deux gars attendent avec leur livret. Le blond ma regarde et on rie. La dame assise en face me dit « ça c'est original ». Le téléphone sonne. Je constate de nouveau les dégâts, c'est pire. De l'eau plein les ballerines, le visage trempé, mon jean descend tellement il est trempé. Mon sac à l'air d'avoir résisté un peu au massacre. Je fais bien attention de dégouliner sur le tapis. Françoise dit « d'accord je t'envoie ton élève. » Je dois repartir. Je crois que là, j'ai ouvert mon parapluie, nan, pas à ce moment. Je cours, je tourne à l'angle après avoir croisé un des moniteurs en sortant. Je m'abrite sous un porche d'immeuble. Des gens passent en courant. La grêle tombe encore. J'ai peur de glisser. Je me force à y retourner. Cette fois j'ouvre mon parapluie. Je dépasse la barrière du parking et cherche la voiture des yeux. J'ouvre la porte, ferme mon parapluie puis la porte. Cathy ne lève toujours pas la tête. Je dis « je suis trempée ». Elle lève les yeux. Je vide l'eau de mes chaussures pendant qu'elle pend ma veste après avoir posé mon parapluie à l'arrière. Je remonte mon jean elle met le chauffage ; et me lance « ton portable ! ». Je le prends, elle me le sèche devant la ventilation pendant que je m'installe. On ne s'entend plus parler, la pluie, la grêle, les éclairs, le tonnerre font rage. Encore choquée, je passe la première, enlève le frein à main, fait un beau démarrage et loupe mon virage. L'heure se passe, je grelotte, le chauffage me sèche un peu. L'heure se termine. Je ne peux même pas mettre ma veste, elle est encore trempée. Je m'abrite sous un immeuble. Cathy passe et me voit avec mon téléphone : « dit lui de prendre le sèche cheveux »_hiin qu'elle est drôle -_- . J'appelle ma mère pour qu'elle vienne me chercher, ma pluie s'est calmée, je la rappelle et lui dit de me prendre un pull. J'attends. Les feux sont coupés. J'attends, j'ai froid, il y a du vent. Les pompiers passent et repassent. Je tremble de froid. Ma mère arrive. Je me sèche en voiture. Arrivée chez moi, je me mets en peignoir. Je suis trempée jusqu'aux os. Je me plonge dans un bain brûlant tellement j'ai froid. A l'heure qu'il est, 23h40, je suis encore légèrement choqué. L'image de la panique sous la pluie en sortant du bus est gravée dans ma mémoire. »
___Voilà ainsi se termine le témoignage de Camille D. célèbre co-créatrice du DGA club © qui nous aura fait une belle frayeur. Elle est maintenant en parfaite santé. A bientôt pour de nouveaux fait divers !
F!N